« Un comme ça, y a pas des », Mamie Raza

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Avec Talent : Hello, une présentation ?

OK : Je m’appelle Marine Le Razavet. Je suis designer polyvalente : je suis issue de formation Design produit. Mon activité principale gravite donc autour de la création d’objets ou d’espaces (création de mobiliers, produits industriels, accessoires, agencements d’espace etc.). Je suis super inspirée par les dynamiques humaines : j’essaie de comprendre l’homme et les usages qu’il développe. C’est comme ça que chaque concept naît!
Mais en parallèle, j’aime aussi m’exprimer au travers de l’illustration. C’est ainsi que je me suis lancée il y a peu dans une fabrique artisanale de pin’s.
Depuis que je suis petite, je suis une grande fan de pin’s, badges et autres accessoires qui reflètent/révèlent la personnalité des gens qui les portent.

A-T : Peux-tu nous parler du processus de fabrication de tes pin’s ?

OK : Mes pin’s sont des pièces uniques. J’utilise un process simple et enfantin : le papier «dingue».
En réalité, j’ai découvert récemment ce matériau. Tout le monde autour de moi s’étonnait que je ne l’ai pas testé au court d’ateliers créatifs étant petite. J’ai trouvé ce papier génial et ouvert à une multitude d’applications.
Ainsi chaque pin’s est unique : un dessin au feutre sur la feuille de plastique, au four, et c’est prêt. Il ne me reste plus qu’à fixer un accroche (broche ou pin’s). J’accorde beaucoup d’amour à mes petits pin’s. Ils sont soit issus d’un jeux de mot, soit d’une humeur ou d’une rencontre. J’aime qu’ils restent légers et drôles.

A-T : Et concernant ta création d’objets, d’espaces, etc. que se passe-t-il dans ta tête au moment de les concevoir ?

OK : En ce qui concerne mon travail de designer, la méthodologie varie selon les projets et les demandes. D’une manière générale, énormément de choses sont à prendre en compte… Mais mon point de départ est une observation : un détail d’un scénario de la vie quotidienne. Il faut d’abord comprendre l’obstacle qui se trouve sur le chemin des gens pour essayer de le détourner ou jouer avec. Le but ultime c’est de parvenir à émerveiller en répondant à leur besoin (qu’il soit formulé ou non) !
Cependant, certains de mes projets – plus personnels – veulent avoir une portée plus politique voire philosophique. Je trouve que le design peut parfois servir comme outil pour se faire entendre ou bousculer les réflexions. C’est ainsi que Fredo le tabouret ou Phil l’horloge ont vu le jour. Le tabouret se base sur la problématique de l’égalité des genres, tandis que Phil résulte d’un travail sur la compréhension et la reformulation des rythmes de vie.
Dans mon processus, j’aime aussi réfléchir à la recherche de nouvelles matières! J’ai grandi en Bretagne, alors quand j’y retourne, j’essaie de puiser dans les ressources naturelles qui m’entourent pour créer. Il y a peu, j’ai réemployé l’encre des seiches pêchées le matin même.

A-T : Phil, Fredo… Tu trouves des p’tits noms à tes créations ?

OK : Oui j’essaie toujours de trouver quelque chose qui fasse sens avec ce que je produis. Ces deux exemples sont des prénoms/surnoms mais ce n’est pas le cas de tous. Cependant, c’est drôle mais chaque projet est un peu comme un de mes enfants alors, forcément, je ressens le besoin de le personnifier! Et puis ça me permet d’en parler plus facilement ou que les gens s’en souviennent rapidement.

A-T : Des projets en vue ?

OK : 1- Je suis actuellement en plein lancement de la paire de lunettes de soleil «Spaghetti» que j’ai produit en collaboration avec Besight et Optisun. Besigh est une start’up qui tente de promouvoir des accessoires de mode responsables et produits en France en mettant en valeur de jeunes designers. Ces lunettes ont été le fruit de leur premier concours puis d’une cagnotte Ulule.
2- Sinon, en parallèle je prépare un séjour en Suède. Je pars pendant 6 mois pour un stage dans le studio de Monica Förster, basé à Stockholm. Je suis vraiment ravie et excitée de rejoindre son équipe pour ces quelques mois!
3- Pendant ce voyage, je compte aussi mettre en place un projet culturel : une collaboration entre artistes/illustrateurs/designers suédois et français. Je veux monter une expo sur la problématique de l’égalité du genre.
Cette expo prendra forme en Janvier 2018 à mon retour, en Bretagne et dans la région Lyonnaise – régions avec lesquelles je suis partenaire.
4 – Et, je vais vendre des pin’s dans un Tatoo Shop à Paris, Le Fugitif.

L’espace de travail

lebureau

La Carte d’Identité

MARINELR

Les Créations

OK :