N V S T Y

« Plus la lumière est vive, plus l’ombre qu’elle produit est intense », Kentaro Miura

Avec Talent : Parle-nous de toi !

NVSTY : Moi c’est Nvsty (qui se prononce Nasty), j’ai 20 ans et je suis graphiste indé. Je me suis formé seul pendant plusieurs années puis je me suis lancé dans deux formations pour acquérir des compétences plus précises, l’une à Créajeux en 3D/2D sur Nîmes plus orientée dans la conception jeux vidéos, et l’autre en PAO à IMAGE toujours sur Nîmes. Étant quelqu’un de très difficile, j’avais une idée précise de ce que je voulais tirer de ces formations, je me foutais un peu du reste.

A-T : Depuis quand tu t’es lancé dans ton projet ?

N : Je dirais que j’ai toujours eu plus ou moins le même objectif. Étant en échec scolaire, j’ai eu une enfance très différente du commun de cette génération. J’ai été livré à moi-même très tôt, ce qui m’a rapidement amené à me rendre compte de certaines choses concernant le monde qui m’entoure et forcément, c’est ce qui m’a mené vers ce besoin d’indépendance, je dirais 6 ans maintenant. Plein de choses me passionnent mais l’art visuel et audio en l’occurrence sont les deux choses qui m’ont poussé vers ça. Ma mère défunte était une grande artiste peintre, faïencière et potière, gagnante du concours du meilleur ouvrier de France dans sa catégorie, donc je dirais que j’avais déjà ce côté enfouit en moi depuis tout petit. Aujourd’hui, je suis heureux de pouvoir affirmer ce côté artistique chez moi.

A-T : Essaies-tu de trouver ta propre identité visuelle ? Comment on pourrait-on reconnaître ton travail entre mille ?

N : J’y travaille tous les jours, j’ai une orientation et un objectif bien précis. Être graphiste c’est bien, mais cette fameuse patte artistique c’est tout un travail personnel, j’irais même jusqu’à dire que c’est spirituel ! Il y a des branches artistiques que je travaille plus que d’autres : le glitch art, les fractales… Par exemple, s’il y a quelque chose qui m’intéresse particulièrement dans le graphisme, c’est les covers d’album. C’est par ailleurs connecté avec mon autre passion qu’est la musique et c’est un très bon moyen d’exposer cette fameuse patte. Ça passe par plusieurs choses, je vais du graphisme, mais je me lance aussi dans la musique grâce à un fréro en particulier (S/o SBOY) et cette identité en très peu de temps se remarque aussi dans les sons que je commence à faire.
C’est marrant tu sais, la question de «comment pourrait-on reconnaitre mon travail», j’ai souvent des potes des connaissances ou même ma copine qui me disent qu’ils reconnaitraient mon travail entre mille, c’est bien ça que je cherche à approfondir.

A-T : Tu travailles dans quelle atmosphère ? De la musique en fond, un rituel, des recherches d’inspirations… ?

N : Mes inspirations c’est avant tout mes potes et les gens qui peuvent zoner dans l’underground. Pour moi, les vrais artistes partent de là, on a tous quelque chose de dur au fond de soi que l’on veut retranscrire d’une certaine manière. Ça peut paraître bizarre, mais les drogues influencent vachement mon setup et cet univers en général. J’écoute du son toute la journée et je passe mon temps à regarder ce que font les uns et les autres. Mon humeur dépend vachement de tout ça, si dans la journée je vois que des conneries sur la société ou des gars de notre génération complètement perdus mentalement, je ne serais pas opérationnel pour faire de bonnes choses. Par contre, quand le mood s’y prête, c’est là que le processus prend tout son sens. Je prends la force qu’on me donne directement, ou non (en écoutant telle ou telle personne ou en regardant un docu, un anime…), une fois que j’ai réuni le nécéssaire, je le retranscris de la manière la plus organisée possible.

A-T : On entame une nouvelle année, est-ce que t’as des envies particulières ou des projets en tête ?

N : Ouais plus ou moins, je me suis fais un petit tableau de trucs à faire chaque jour que j’ai mis en fond d’écran. Ça implique de me coucher moins con, en passant au moins une heure sur des documentaires ou des articles. Sinon sur une plus grande échelle, c’est de toujours aller au bout de mes projets et de lier un maximum de liens avec des gens qui en valent la peine. Je compte beaucoup sur la notion de partage qui est pour moi le nerf de l’art et de la culture en général. Après voilà, pour rentrer plus dans le concret je compte affiner mes talents en dessin, bosser les fractales, la musique et d’aller le plus loin possible avec mes gars qui sont tous dans l’underground avec un talent précis qui les mènera à la réussite.

L’espace de travail

La Carte d’Identité

NVSTY :

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