« Qui ose triomphe ! », Florigami

Avec Talent : Qui es-tu ?

Florigami : Je m’appelle Floriane, j’ai 31 ans et me suis reconvertie en 2014 dans la conception, fabrication et vente d’objets en origami, après des études bien différentes de ce que je fais actuellement : la géophysique (physique appliquée à la géologie) ! Aujourd’hui, plus encore qu’au moment de ma reconversion, je crois en le fait que l’on n’est pas obligé de ne vivre qu’une seule vie et que si l’on se fait confiance, on peut vivre de sa passion. Dans mon atelier à Montreuil, je partage mon temps entre les discussions avec les clients, la fabrication, la communication et (c’est inévitable) les tâches administratives.

A-T : Comment est-ce que tu t’es lancée dans ce projet ?

F : Après mes études, j’étais un peu perdue mais sûre d’une chose : je ne voulais pas travailler dans le domaine de la géophysique. J’ai toujours été passionnée par les activités créatives comme les maquettes, la mosaïques, les meubles en carton et bien-sûr l’origami, mais j’avais mis ces passions de côté pour me consacrer aux études. C’est en me souvenant de la petite fille que j’étais et des rêves qu’elle avait, que j’ai décidé de les réaliser en choisissant l’activité que je préférais : l’origami.
Ce n’est pas pour autant que je suis lancée seule dans le projet Florigami. J’ai la chance d’avoir des amis entrepreneurs qui m’ont soutenue, coachée et accompagnée dès le début, en 2014.

A-T : Concernant tes créations, comment se passe le processus créatif ?

F : Pour ce qui est du processus créatif, je fais tout d’abord une liste d’animaux que j’aimerais créer mais bien-sûr, elle est toujours trop longue ! Je la réduis jusqu’à 5 ou 6 animaux et je m’attaque ensuite à la création. Je pars souvent d’un modèle traditionnel, simpliste, que je «sculpte» en ajoutant des plis afin de créer des détails et du mouvement. J’adapte ensuite la taille de l’animal à la cloche afin que l’ensemble soit harmonieux. Il me faut parfois concevoir des éléments comme des branches (pour le hibou, le dragon ou le perroquet) qui ne sont pas en papier, et que je prototype et fabrique en fab lab (espace de fabrication partagé) dans du médium.

A-T : Et le processus de fabrication ?

F : Pour ce qui est de la fabrication au jour le jour, je n’ai jamais d’origami fabriqué en avance car le rythme des commandes est soutenu et que je n’arrive pas (pour l’instant) à me constituer un stock. Chaque matin, je récapitule les commandes de la veille et je me fais un plan de fabrication qui va de la découpe de papier à l’assemblage final du socle, de l’origami, de la cloche et de son étiquette en passant par le lavage de la cloche (et oui, ça aussi fait partie du travail de l’artisan).

A-T : Tu as donc pas mal de commandes ! Les retours sont positifs ?

F : Les retours sont très positifs. C’est toujours un plaisir de recevoir les messages enthousiastes des clients, et ce de par le monde (des USA à l’Australie, en passant par tous les pays d’Europe !). Mes créations sont souvent achetées dans le cadre d’un anniversaire important, d’un mariage, d’un anniversaire de mariage ou d’une naissance. Ce sont des moments très marquants de la vie et je suis toujours très touchée par le fait que les clients aient choisi mes créations pour des moments si forts. C’est très gratifiant et cela donne envie de continuer et de créer.

L’espace de travail

La Carte d’Identité